quinta-feira, 13 de outubro de 2011

«Esquerda mole»

Presidenciais 2012 - França
(Os candidatos do PS francês)

Voici des extraits du débat qui a opposé hier soir Martine Aubry à François Hollande.

L’après-primaire
Quel que soit le résultat du second tour de cette primaire, les deux candidats jurent de leur loyauté. «Nous ferons camp l’un pour l’autre», déclare Martine Aubry qui souligne «avoir organisé dès lundi la convention de l’union après ces primaires». «C’est une évidence et une exigence. Une exigence parce qu’il n’y aura pas de victoire sans unité», renchérit François Hollande.

Gauche molle
Aubry : «Je n’ai pas besoin de m’expliquer pour dire que je ne suis pas une gauche molle.» «Je ne me suis pas senti visé quand Martine a parlé de gauche molle, réagit Hollande. Mais je ne sais pas ce que c’est qu’une gauche dure […]. Je pense que le pays a besoin d’être apaisé, réconcilié. Mais je ne veux pas non plus une gauche molle. On n’a pas besoin d’un gauche timide. Je veux une gauche qui soit solide […]. Il faut d’abord être crédible […]. Je suis dans une gauche solide et sincère.»

La règle d’or
Aubry attaque : «Quand je parle d’une gauche forte, ce que je ne veux pas, c’est le flou. Par exemple sur la règle d’or qu’avait proposée Sarkozy, tu as dit qu’il fallait la reprendre», accuse-t-elle. «Je ne suis pas pour inscrire la règle d’or dans la loi de finances, moi, j’ai dit que je veux réduire les déficits publics et relancer la croissance. 50% iront pour la réduction des déficits et 50% pour financer l’éducation, etc.»

L’économie
Martine Aubry : «Avec 90 milliards de déficit, il faut trouver 30 milliards. Je pense qu’on trouvera 20 milliards avec des niches fiscales en moins. Les 10 autres milliards viendront de la croissance…» Réponse de François Hollande : «Je suis contre la dette. Je préfère payer des professeurs que de payer les intérêts de la dette.» Martine Aubry n’est pas convaincue : «On baisse les dépenses publiques et on cogne sur les couches populaires. On réduit alors le déficit public la première année, mais on casse la croissance […]. J’aurai deux yeux pour regarder le déficit public et le déficit d’emploi.»

François Hollande embraye sur son «contrat de génération», soit «la possibilité pour un employeur qui garde un senior […] et embauche un jeune en CDI» d’être exonéré de charges pendant trois ans. Il se dit aussi «d’accord avec les [300 000] emplois d’avenir», inscrits dans le projet du Parti socialiste, «mais il faut les mettre dans les quartiers où il y a 40% de chômage !» «Tout système fondé sur des exonérations de cotisations sociales pour les jeunes n’a jamais marché. C’est une nouvelle niche fiscale», répond Martine Aubry.

Les banques
Martine Aubry: « nous l'avions dit en 2008: lorsque l'Etat
a apporté 20 milliards aux banques, au lieu de le faire sans droit de vote, il faut acheter des actions, pour entrer au conseil d'administration. Deuxièmement, il faut une loi qui distingue les banques de dépot des banques de marché ». Et pour bien montrer qu'elle a des connexions internationales, elle ajoute: « j'étais avec Paul Rassmussen, le président du parti socialiste européen, hier au téléphone. Il m'a dit: Martine, il ne faudra rien céder. Tout l'argent qui ira au banque, il faut qu'il aille dans l'économie réelle ».« Cela va être une question d'immédiate actualité », réplique François Hollande. Dans quelques jours, le défaut partiel de paiement de la Grèce devrait être constaté. Il faudra recapitaliser les banques, et ce devrait être aux actionnaires privé de le faire. Mais s'ils ne peuvent pas le faire, que ce soit au niveau du Fonds européen de stabilité financière ou de l'Etat, il faut une présence au capital, et un droit de veto ». Pas de différence de fond donc sur ce sujet, juste de présentation.

La question sociale
Martine Aubry laisse venir François Hollande,
pour mieux souligner les différence entre leurs propos. «Il faut pénaliser financièrement les licenciements boursiers », explique le député de Corrèze. «Ce n'est ni pénal ni administratif, c'est une mesure fiscale. Mais, deuxième disposition, comme l'action judiciaire est lente, il faut que les salariés puissent lancer une procédure en référé pour suspendre très vite les licenciements ». « Je pense que Ségolène Royal a compris que François Hollande reprenait ses propositions. C'est ce qu'elle m'a dit » intervient Martine Aubry: « moi je reste fidèle à ce que j'ai toujours dit. Je propose qu'il y ait pour les salariés la possibilité de saisir le tribunal de Commerce, comme peuvent le faire les actionnaires ».

Les retraites«Il faut que les salariés puissent partir à 60 ans, mais avec une décote s’ils n’ont pas 41 ans de cotisation», rappelle François Hollande. «Il faut aussi donner la possibilité aux salariés qui ont les emplois les plus pénibles de partir plus tôt», attaque Martine Aubry, obligeant le Corrézien à préciser que le retour à 60 ans doit être suivi d’une négociation.

La fiscalité
La maire de Lille veut «créer très vite une tranche d’impôt supplémentaire de 50% au-dessus 100 000 euros. Mais dans le même temps, il faut baisser l’impôt pour les PME qui réinvestissent».Pour François Hollande : «La réforme fiscale doit être faite tout de suite pour s’appliquer dès 2013. Mais il y aura une augmentation des prélèvements.»

L’éducation
François Hollande : «C’est ma grande priorité. C’est la condition pour s’en sortir. 100 000 postes ont été supprimés, j’ai dit qu’il fallait en rétablir 12 000 par an.» Réponse de Martine Aubry : «Je ne comprends pas, tu crées 60 000 postes avec 2,5 millions de budget ?»

L’Europe
Tous deux appelés à répondre à la «démondialisation» d’Arnaud Montebourg. «Quand on est socialiste aujourd’hui, on voit les dégâts du libre-échange, attaque Aubry. Je propose une régulation de la mondialisation.» Pas de quitus à Montebourg, mais elle défend son «juste échange».

Le profil du Président
François Hollande : «A chacun de dire qui est le mieux à même de battre Sarkozy, le plus capable de rassembler.[…]Rien n’a été normal pendant ces cinq ans, rien n’a été juste. Je veux être le président de la justice.» Martine Aubry : «J’ai appris à Pechiney, à Lille, en étant deux fois ministre. Le "contrat génération", je le dis en toute amitié, ça ne marche pas. Sur le rassemblement, dont François parle beaucoup depuis quelques jours, j’ai trouvé un PS qui n’était pas rassemblé. Le flou est la pire des choses.»

Um processo que até pode ter um final feliz

A trama fatal

O poder político mudou de mãos e com essa mudança veio uma perspetiva completamente diferente de lidar com os problemas. Antes, por mais negros que fossem os números, havia sempre uma "explicação" a dar a volta aos piores cenários e todo um Governo a agir como uma espécie de comissão sempre em festa, desmultiplicando-se em eventos encenados com o rigor e o fausto próprios de quem não tem de olhar a contas. O povo percebeu que o teatro estava a conduzir o País para o precipício e mudou os protagonistas. Agora, temos justamente o contrário. Na atual maioria, ninguém desperdiça a oportunidade para nos lembrar que vivemos um calvário sem fim à vista. Mais, repetem com uma insistência que, às vezes, sugere laivos de sadismo, que "isto" ainda vai ficar pior, como se o inferno, sob a forma de desemprego, falência ou perda da casa, não fosse já tragédia suficiente na vida de centenas de milhares de portugueses. É óbvio que dizer a verdade é sempre a melhor opção, mas limitar a ação governativa à imposição de um plano de austeridade pode ser tão desastroso quanto infantilizar o exercício da governação. Em última análise, as duas atitudes, aparentemente antagónicas, podem mesmo convergir na medida em que desencadeiam mecanismos idênticos de paralisia social. Quando, no tempo de Sócrates, o poder se empenhava na ilusão de uma prosperidade inesgotável acabava por "matar" qualquer veleidade de mudança por parte dos cidadãos. Porquê mudar se está tudo bem e o futuro é radioso? Da mesma forma, a insistência obsessiva dos atuais governantes na austeridade e no sacrifício ajudam à depressão e ao desalento. Para quê mudar se, faça o que fizer, o futuro é negro?

Este clima negativo e deprimente já está a contaminar o próprio Governo. Perdeu-se o ímpeto inicial à medida que surgiram buracos orçamentais desconhecidos e que foram visíveis os primeiros sinais da tensão provocada pela pressão dos lobbies, agora mais do que nunca empenhados em não perder posições à mesa do orçamento. Com exceção das Finanças e do irrequieto Relvas, pouco se sabe sobre o que andam os ministros a fazer, mas a intriga palaciana já tratou de arranjar um bode expiatório - Álvaro Santos Pereira, o titular da Economia. Mais do que apontar as debilidades de um ministro, o fogo sobre Santos Pereira é revelador do estado de alma de um governo que parece perdido na trama fatal por ele próprio criada. Uma austeridade defendida ad nauseum que adquiriu vida própria, como se fosse um fim em si mesma e não uma simples etapa de um processo que até pode ter um final feliz.


Áurea Sampaio
13 de Out de 2011, http://aeiou.visao.pt/

quarta-feira, 12 de outubro de 2011

Passos Coelho diz que impasse na Eslováquia lhe está a provocar um "ataque cardíaco"

A primeira-ministra da Eslováquia revelou terça-feira que Pedro Passos Coelho lhe telefonou para lhe dizer que o impasse em Bratislava lhe estava a provocar "um ataque de coração", noticia o Financial Times no seu sítio na Internet.

O Parlamento eslovaco rejeitou terça-feira o reforço do Fundo Europeu de Estabilidade Financeira, ameaçando o agravamento da crise da dívida na Zona Euro, noticiaram as agências internacionais.

Iveta Radicova é citada como tendo dito que foi contactada pelo primeiro-ministro, Pedro Passos Coelho, que lhe expressou a sua preocupação com o impasse e que o fundo era fundamental para permitir a consolidação das finanças portuguesas.

O resultado da votação implicou a queda do governo de centro-direita, que associara a aprovação do reforço do fundo a uma moção de confiança ao seu Executivo.

A Eslováquia é o único país da Zona Euro que ainda não aprovou o reforço do fundo de resgate europeu, que exige a unanimidade dos seus 17 Estados membros até meados de outubro.

Mas já esta noite, a primeira-ministra cessante e o líder do principal partido da oposição acordaram em iniciar negociações com vista à aprovação do reforço do fundo de resgate europeu.

"Decidimos que temos de o fazer o mais rápido possível", afirmou Iveta Radicova, citada pela agência AP.

O líder do principal partido da oposição, o social-democrata Robert Fico, vincou que "a Eslováquia tem que aprovar o [reforço] do fundo".


Por Agência Lusa, 12 Out 2011

segunda-feira, 10 de outubro de 2011

Jasmim paira no ar

Sirte, um dos últimos redutos de Kadhafi, prestes a cair

SIRTE, Líbia — As forças do novo regime líbio se preparavam nesta segunda-feira para tomar o controle total de Sirte, após se apoderar no domingo da universidade e de um centro de conferências desta cidade, um dos últimos bastiões do coronel Muamar Kadhafi.

Na segunda-feira de manhã, na frente nordeste, onde o novo regime controla boa parte do trecho voltado para o mar, uma coluna de dezenas de combatentes do Conselho Nacional de Transição (CNT), apoiados por tanques, avançou facilmente em direção ao sul mais ou menos um quilômetro, segundo um jornalista da AFP no local. (...)

Por Hervé Bar e Rory Mulholland (AFP)

O PS cumpre sempre as suas promessas?...

Ricardo Rio cita a piscina olímpica entre outros casos
Um “memorial de despesismo socialista que está prestes a findar na Câmara de Braga"


O caso das obras da piscina olímpica de Braga representa, por si só, “um memorial do despesismo socialista que está prestes a findar na Câmara Municipal de Braga”. Foi este um dos exemplos que o líder da Coligação Juntos por Braga, Ricardo Rio, apresentou hoje aos jornalistas, no final da reunião do executivo camarário, simbolizando “as inúmeras situações que figuravam no compromisso eleitoral dos socialistas e que continuam por desenvolver", quando no próximo dia 11 se completam dois anos sobre as mais recentes eleições autárquicas.

Questionado pelos jornalistas sobre o que faria, se estivesse no poder, relativamente ao projecto da piscina olímpica, Ricardo Rio foi peremptório ao afirmar que “não gastaria os 12 ou 13 milhões de euros para terminar esta piscina olímpica porque com essa verba certamente se poderia construir duas ou três piscinas idênticas em pontos distintos do concelho”. Para o líder da oposição na Câmara de Braga, “a questão fundamental esteve na base do projecto – não se questionando a utilidade ou conveniência de uma piscina olímpica em Braga”.

Outro “exemplo flagrante” dado por Ricardo Rio relaciona-se com o Parque de Exposições de Braga (PEB) e aqui o líder da Coligação disse claramente que “a Câmara de Braga e a maioria socialista estão a desresponsabilizar-se notoriamente do futuro do PEB”. Recordando que o PEB “está desde 2005 a aguardar uma intervenção de requalificação que viabilize a sua revitalização”, Ricardo Rio disse que até agora a Câmara “nada fez quanto a este assunto” e que a única intervenção visível naquele espaço “não teve a ver com a vertente de feiras e exposições do PEB mas sim com a zona envolvente”. Quanto ao cerne da actividade fulcral do PEB, “todas as queixas – que vêm ainda da anterior administração – não têm tido resposta e dessa forma prejudica-se a capacidade de aproveitamento da actividade daquela empresa municipal”. Segundo Ricardo Rio, “o que nos foi informado pela Câmara de Braga é que a autarquia está à espera que esta administração do PEB seja capaz de dar uma nova dinâmica à empresa e só depois actuar”. Ora, sustenta Ricardo Rio, “parece-nos que aqui está a inverter-se a lógica das coisas e, assim, a Câmara está já a desresponsabilizar-se do futuro do PEB”. (...)

A dotação para um novo quartel dos Bombeiros Sapadores, a conclusão do Parque Urbano Norte (com a já referida piscina olímpica), a criação de um parque arqueológico ou mesmo o Complexo das Sete Fontes foram outras das matérias lembradas por Ricardo Rio como estando “sem qualquer desenvolvimento prático” ao fim de dois anos de mandato da maioria socialista na Câmara de Braga.

Quartos de final

E pronto: aí estão os quartos de final do Mundial de rugby. Irlanda-Gales e França-Inglaterra amanhã, África do Sul-Austrália e Nova Zelândia-Argentina no Domingo. Não há grandes surpresas e os oito apurados correspondem ao ranking da International Board antes de Setembro, mas a fase de grupos proporcionou alguns resultados gloriosamente inesperados. A derrota da França com Tonga, uma ilha do Pacífico que deve ter menos habitantes do que o número de inscritos na Federação Francesa de Rugby, foi um momento alto, mais ainda do que a vitória dos irlandeses sobre os Wallabies, causa da verdadeira final antecipada entre estes e a África do Sul, a quase vitória de Gales sobre os Springboks, só falhada à conta de um pontapé galês que o árbitro foi o único a não ver passar entre os postes, ou da épica resistência de Samoa contra os mesmos Boks e da Argentina contra a Inglaterra. (...)

por Pedro Picoito,
http://cachimbodemagritte.com

CDS: "Nada ficará igual na Madeira"

O CDS-PP na Madeira está em festa, este início de noite, com o seu líder, José Manuel Rodrigues, a anunciar que depois destas eleições "nada ficará igual na Madeira".

"Em quatro anos o PSD perdeu 15 % dos votos", fez questão de lembrar José Manuel Rodrigues, num discurso muito aplaudido pelos apoiantes presentes.

"O CDS quadruplica o número de votos e de deputados", afirmou.

Os centristas madeirenses conquistaram nove deputados, com 17,63% dos votos expressos. "É um resultado histórico", disse o líder centrista da Madeira.

José Manuel Rodrigues garantiu ainda que fará "uma oposição construtiva" e assumir-se-á como "uma alternativa democrática [ao PSD], a começar já nas autárquicas de 2012".

*Jardim: Maioria absoluta, mas com menos de 50% de votos
*António José Seguro assume "resultado muito negativo"
*Jerónimo de Sousa reconhece "resultado negativo"
*Louçã assume "uma derrota" do Bloco de Esquerda


http://www.dn.pt/politica/

sexta-feira, 7 de outubro de 2011

Lisboa segundo Tomas Tranströmer

*****


Lisboa

No bairro de Alfama os eléctricos amarelos cantavam nas calçadas íngremes.
Havia lá duas cadeias. Uma era para ladrões.
Acenavam através das grades.
Gritavam que lhes tirassem o retrato.

“Mas aqui!”, disse o condutor e riu à sucapa como se cortado ao meio,
“aqui estão políticos”. Vi a fachada, a fachada, a fachada
e lá no cimo um homem à janela,
tinha um óculo e olhava para o mar.

Roupa branca no azul. Os muros quentes.
As moscas liam cartas microscópicas.
Seis anos mais tarde perguntei a uma senhora de Lisboa:
“será verdade ou só um sonho meu?”

Tomas Tranströmer, Nobel literatura 2011

quinta-feira, 6 de outubro de 2011

Todas estas crianças no deserto

Agradecemos ao P. Luís Ferreira do Amaral, sj a cedência desta entrevista anteriormente publicada no seu blogue.
Nova Missão do JRS para Refugiados da Somália


Publico hoje uma entrevista ao Pe. Frido Pflueger SJ, Director do JRS para a África Oriental. O Pe. Frido acabou de regressar de uma visita aos campos de refugiados de Dollo Ado, no sudeste da Etiópia. A entrevista foi concedida ao gabinete de comunicação do JRS no dia 16 de Agosto de 2011, em Nairobi (original em inglês).



Pe. Frido, acabou de regressar de uma visita de quatro dias aos campos de refugiados de Dollo Ado. Pode-nos descrever um pouco a situação?

É uma situação difícil. Existem neste momento quatro campos na região de Dollo Ado que foram construídos sucessivamente. Os primeiros dois campos, Bokolmayo e Melkadida, foram construídos em 2009 e 2010 respectivamente, por isso estão um pouco mais desenvolvidos. Cada um destes dois campos alberga cerca de 40.000 refugiados. O terceiro campo, Kobe, foi construído há poucos meses e o quarto, Helawen, acabou de abrir no dia 4 de Agosto. Estima-se que cerca de 7.000 refugiados estejam neste momento a viver nesse campo.

A zona onde os campos se encontram é completamente seca e com aspecto de um deserto. Felizmente o rio Genale tem suficiente água a correr, que é tratada e transportada em camiões para os quatro campos.

Quando visitámos o centro de trânsito, na passada terça-feira, este contava ainda com mais de 12.000 refugiados. Estes refugiados têm estado acampados nesse centro ao longo de várias semanas e estão agora a ser transferidos para Helawen. O centro de trânsito irá em breve ficar vazio, pois o número de refugiados que chega em cada dia tem baixado consideravelmente: de cerca de 1.700 em Junho para 100-140 em Agosto.

Disseram-nos que os somalis enviam os anciãos para avaliar a situação no Quénia e na Etiópia e que estes chegaram à conclusão que a situação nos campos do Quénia seria melhor do que nos da Etiópia. Por isso terão aconselhado as pessoas a irem para Dadaab [no nordeste do Quénia], o que causa um grande problema para Dadaab.

Existem neste momento quase 120.000 refugiados na área de Dollo Ado. Aquilo que mais me impressionou, e que é mesmo triste e perturbador, é o enorme número de crianças em cada campo. Mais de 80% da população dos refugiados são crianças, com menos de 18 anos.

Há crianças por todo o lado! E que não têm nada para fazer. A impressão que tive é que a situação pior é em Helawen. Por o campo ter sido aberto apenas na passada sexta-feira, não existe qualquer tipo de infra-estruturas. Existem tendas alinhadas e um grande número de crianças em cada tenda. É uma zona rochosa, com alguns arbustos de espinhos, não existe sombra e não existem espaços onde elas possam brincar. É tão triste ver uma situação como estas.

E aquilo que eu achei mais espantoso foi que quando as saudamos, elas sorriem amigavelmente, e olham para nós com os olhos muito abertos. Muitas delas precisam de tratamento especial, pois estão malnutridas. Algumas ONGs estão já a trabalhar bastante para poder alimentar estas crianças, em particular as mais gravemente malnutridas. É uma situação incrível, muito difícil de descrever.

O JRS tem de actuar muito depressa, porque a nossa obrigação é de ajudar os mais pobres de entre os pobres. E foi esses que eu encontrei nestes campos.


Depois de ter testemunhado a situação no terreno, tem uma ideia mais concreta de qual poderá ser o trabalho do JRS?

Uma vez que nestes campos existe um número tão elevado de crianças com menos de 18 anos, penso que o melhor modo de criar um ambiente útil para elas é construindo escolas. Quando as crianças estão na escola, têm já algo para fazer que faz sentido para as suas vidas, e estão seguras. Também lhes dá uma perspectiva para o seu futuro.

A minha impressão é que os somalis irão ficar por estes campos durante um longo tempo, se a situação na Somália não mudar. E provavelmente não irá melhorar nos próximos tempos. Por isso faz sentido que nós procuremos proporcionar-lhes possibilidade de educação.

Uma vez que a educação primária é gerida pela ARRA [a administração do governo da Etiópia para assuntos relativos a refugiados e retornados], o JRS deverá proporcionar educação secundária num dos campos mais antigos – em Bokolmayo ou em Melkadida – onde o número das crianças é também muito grande. E deveríamos começar logo que possível.

Tirando Dollo Ado, não existem escolas de ensino secundário nas proximidades dos campos. Bokolmayo e Melkadida estão a cerca de 100 e 65 km de distância de Dollo Ado, respectivamente.

Para poder ajudar a juventude, deveríamos também começar a proporcionar outro tipo de actividades na área do apoio psico-social, tal como actividades de desporto, teatro, drama, para que, ao longo do dia, elas possam ter algo de significativo para fazer.

E depois devíamos montar um sistema de counselling, por forma a treinar os refugiados como acompanhantes, cujo alcance se estenderá progressivamente pelas diferentes comunidades no campo. Com toda a violência que estas pessoas experienciaram, é muito importante que elas possam ter este tipo de apoio.

A ARRA tem já a funcionar uma escola primária para os cinco primeiros anos, com mais de 1600 estudantes, no campo de Bokolmayo. Cerca de 50 estudantes que terminaram o quinto ano estão a frequentar a escola primária local, do sexto ao oitavo ano. Mas depois disso não existe qualquer perspectiva.

Se o JRS montasse uma escola secundária, aceitaríamos também estudantes da comunidade local, o que é sempre uma grande vantagem pois ajuda a melhorar as relações entre refugiados e a comunidade local. E dá a possibilidade a ambos os lados de se conhecerem mutuamente.

Refugiados e estudantes nativos poderão então falar uns com os outros; os refugiados usam diferentes dialectos da língua somali mas, de qualquer dos modos, a educação secundária será em inglês.

Iremos também considerar a possibilidade de construir residências para estudantes do campo de Melkadida, que fica a cerca de 30 km de distância. A escola primária está ainda em construção, mas disseram-nos que há estudantes no campo que já terminaram a sua educação primária na Somália. Logo que tenhamos uma avaliação em maior profundidade da situação, saberemos mais.

Eventualmente poderemos também ajudar a ARRA a construir mais escolas primárias nos outros dois campos, Kobe e Helawen, porque existe um grande número de crianças e não há nenhuma escola.


Quais são os próximos passos que o JRS irá dar para começar a trabalhar lá e qual o calendário em que está a pensar?

Nas próximas duas semanas temos de enviar uma equipa que irá fazer uma avaliação mais profunda da situação e começar a preparar alguns dos edifícios e algumas actividades.

Precisamos de recrutar uma boa equipa,porque o ambiente é muito duro de se viver, já que praticamente não existe qualquer tipo de infra-estruturas ou instalações montadas. A equipa terá de dormir em tendas e irá viver em condições muito simples.

O passo seguinte seria começar a construção da escola secundária e, talvez ao mesmo tempo, um recinto para os escritórios do JRS, sempre na condição de que disponhamos de fundos suficientes. O mais importante, no entanto, é o edifício da escola secundária, pois este poderá ter várias utilizações.

Uma vez que estejamos presentes e tenhamos uma instituição no terreno, será mais fácil de responder a outras necessidades das quais podemos nem estar conscientes agora.

O ano académico na Etiópia começa em Setembro, o que poderá colocar algumas dificuldades porque não será possível começar as nossas actividades em Setembro. Mas estou convencido de que poderemos encontrar uma solução, tal como começar com aulas preparatórias de inglês, actividades sociais, ou um primeiro ano escolar mais compacto.


Quando pensa nestes últimos quatro dias, há algo que queira partilhar connosco que o tenha tocado particularmente?

Foi uma das piores coisas que vi na minha vida: todas estas crianças no deserto, no calor e no meio da poeira, nas rochas, por entre arbustos de espinhos, a espreitar para fora das tendas, a sorrir para nós, sem terem nada para fazer. Os campos são como pequenas cidades, pequenas cidades cheias de crianças.

Existe comida e alguma água, mas não há muito mais. Há muito vento naquela região e, quando o vento é forte, levanta-se a areia e não se consegue ver mais do que 10 metros adiante. E estas pessoas vivem neste lugar.

Há poucos homens nos campos, a maior parte das famílias apenas têm mães . Os homens ou estão mortos ou desaparecidos, ou então ficaram na Somália a tomar conta do gado, ou foram recrutados pela al-Shabaab, ou não os deixaram sair o País.

Às mulheres e às crianças foi-lhes permitido deixar o País. Mas é muito duro ver todos estes milhares e milhares de crianças sem nada para fazer.

Por isso temos de começar a fazer alguma coisa. É a nossa obrigação moral. Não podemos ignorar esta situação. E penso que o plano que temos agora é já um bom ponto de partida.


* * *

Se quiser pode fazer uma doação ou consultar o website do JRS
para ver fotografias ou mais informação.

O JRS agradece todo o apoio que tem já sido dado.

http://www.essejota.net

Esquerda à deriva ( VIII )

Seguro e a corrupção

Em matéria de corrupção, Seguro não quis ou não teve força política para se impor no PS. Deu um tiro no pé


A principal razão pela qual António José Seguro venceu Francisco Assis nas eleições internas do PS foi a sua reconhecida distância face ao universo Sócrates. Os portugueses tinham mostrado, nas legislativas de junho, que estavam fartos de um PS sem causas, de um primeiro-ministro que privilegiava a imagem em vez da substância e de uma governação pontuada de casos mal esclarecidos e de cumplicidades perigosas. Há sempre injustiças nestas avaliações, mas a verdade é que os militantes do PS confirmaram depois, expressivamente, a varridela daquela direção política. Muita má-língua e muito azedume por parte de quem tinha ficado com os pés de fora do regime escarneceu a imagem e o currículo de Seguro com a mesma leviandade com que escamoteou os pecadilhos académicos do líder "falecido" e se esqueceu que o requinte Armani era coisa de marketing.

Seguro devia compreender que não está seguro enquanto não arrumar com o passado de má memória. Com outra prática, outra gente, outras propostas. No Congresso, pactuou com a falta de autocrítica, um erro que pagará caro politicamente, pois permitiu uma recuperação mais rápida aos seus adversários internos. E eles perceberam tão bem as fragilidades do líder que foi vê-los desfilarem no púlpito, aviando discursos de quem tem a verdade na mão e sem o mínimo decoro face à sua condição de condenados pelo veredicto popular.

Mas se a liderança de Seguro se tem revelado mais ou menos hesitante nas questões internas, a verdade é que o secretário-geral do PS tem tido uma postura bastante positiva no seu relacionamento com o Governo. Saiu-se bem no mano a mano com Passos Coelho, tem conseguido marcar diferenças com a maioria governativa (apesar de estar prisioneiro do acordo com a troika), apresentou alternativas quando discordou de medidas, enfim, Seguro tem surpreendido ao demonstrar que estudou a lição. E sem recorrer a truques ou a golpes baixos como, infelizmente, tem sido prática na vida política portuguesa. É, por tudo isto, incompreensível a posição do líder socialista sobre a criminalização do enriquecimento ilícito. O PS foi o único partido que ficou de fora de um consenso sobre esta matéria, apresentando, no Parlamento, um projeto pífio, assente nos mesmos argumentos que serviram à anterior maioria para derrotar as sucessivas tentativas do "pai" desta legislação, justamente um socialista, João Cravinho. Ana Gomes, eurodeputada do PS e apoiante de Seguro, põe os pontos nos ii: "Continua a dar a sensação de que o PS não quer, de facto, combater a corrupção." E por mais que o líder se esforce por tentar explicar, ninguém entende. Ele conhece o sistema. Anda há demasiado tempo na vida política para saber o que se passa - as leis enviesadas, os esquemas corruptos, a dificuldade na obtenção de provas neste tipo de crimes... É preciso quebrar este ciclo infernal e há virtualidades nos projetos do BE, PCP e PSD/CDS que permitem encontrar uma fórmula capaz de tornar este país mais limpo e mais justo. António José Seguro não quis, ou não teve força política para se impor no seu partido. Deu um tiro no pé. De que se vai arrepender.

Áurea Sampaio
Quinta feira, 29 de Set de 2011
http://aeiou.visao.pt/seguro-e-a-corrupcao=f624758#ixzz1a0Ay0gB4

terça-feira, 4 de outubro de 2011

A Simplicidade elevada

Um sábio pobre, despojado, enxuto de riquezas
Um poeta santo, cantor do Altíssimo
Um pacificador universal, reconciliador de impossíveis
Um cristificado. Crucificado no corpo e no espírito
Um irmão global, amigo de toda a criatura
Uma alma inteira em obediência eclesial
Um louco ignorante, alheio a tratados
Eis Francisco de Assis, um dos santos mais desejados



Pe. Nuno Serras Pereira
4 de Outubro, dia de São Francisco de Assis

segunda-feira, 3 de outubro de 2011

Crianças: mais sadias, mais ricas e com mais problemas

Relatório australiano destaca crescentes desafios para a infância

Um estudo publicado neste mês sobre o bem-estar das crianças australianas aponta que, embora a geração atual cresça mais sadia e mais rica, existem problemas graves que as afetam.

O relatório "Reparar o entorno social para as crianças e jovens australianos" é do Australian Christian Lobby. O autor, Patrick Parkinson, é professor de direito na Universidade de Sydney e escreveu livros sobre direito de família e maus tratos contra menores.

O texto informa que a Austrália ocupa um lugar destacado no mundo em termos de desenvolvimento social, nível educativo e bem-estar econômico. Mesmo assim, esses níveis gerais escondem problemas cada vez mais graves para muitas crianças.

Houve "um aumento dramático" de casos de maus tratos e abandono infantil, além de um incremento significativo do número de crianças sob proteção do Estado nos últimos 15 anos. O crescimento demográfico e o aumento da informação disponível sobre maus tratos não são suficientes para explicar o incremento nos casos.

Os altos índices de maus tratos e abandono infantil atingem todas as classes sócio-econômicas, mas são especialmente evidentes na população indígena.

Os transtornos de saúde mental nas crianças também cresceram de modo notável, com grande aumento do número de crianças com medicação antidepressiva. "A velocidade da deterioração da saúde mental das crianças e dos jovens é muito preocupante."

Lesões contra si próprios, abuso do álcool, delinquência juvenil, comportamento sexual de risco e gravidez de adolescentes são outras áreas em que as crianças de hoje estão em situação pior do que as dos anos noventa.

Saúde mental

O informe observa que os problemas não se limitam à Austrália e cita um estudo publicado nos Estados Unidos em 2010. O relatório americano retrata os estudantes universitários entre 1938 e 2007. Os pesquisadores descobriram que cada geração tem uma saúde mental pior que a anterior. Em 2007, os estudantes multiplicaram por cinco as possibilidades de sofrer problemas mentais, em comparação com os de 1938. Segundo o estudo, o reconhecimento mais preciso dos problemas de saúde mental nos últimos tempos não é uma explicação suficiente para o dramático aumento de casos.

Como explicar esta deterioração do bem-estar infanto-juvenil? O informe reconhece que é problemático achar as causas destas situações e que a correlação não é causal. Outros estudos sobre esta tendência apontam mudanças nas estruturas familiares, desemprego juvenil e um materialismo e individualismo maiores.

Parkinson, porém, destaca um dos fatores, os conflitos e as rupturas familiares, como uma causa especialmente importante. É suficientemente documentado que o fato de se viver numa família diferente daquela dos dois pais biológicos antes dos 16 anos tem ligação com uma ampla série de resultados negativos para o bem-estar das crianças.

Alguns analistas consideram que isto ocorre porque os adultos com casamentos estáveis tendem a ser mais equilibrados e ter uma situação econômica melhor; portanto, não seria uma questão de estruturas familiares, mas de características pessoais dos pais.

Se até certo ponto isto é verdadeiro, o informe cita, por outro lado, pesquisas que afirmam que a ruptura familiar é uma causa importante de problemas para as crianças, mais do que a qualidade dos adultos.

Impacto negativo

Na Escócia, um estudo concluiu que os jovens em 2006 declaravam ter relações familiares piores que os de 1987. Esse estudo visava encontrar a causa de um aumento notável de transtornos psicológicos em jovens de quinze anos.

Outro estudo, nos Estados Unidos, acompanhou as experiências de 2.000 pessoas casadas durante mais de 15 anos. Confirmou que, em casamentos com altos índices de conflito, a infelicidade conjugal tinha um impacto negativo no bem-estar das crianças. O divórcio também tinha efeito prejudicial.

Outros estudos mostram que o divórcio é um notável fator de risco para o estado emocional das crianças e para o seu rendimento acadêmico. Um estudo norte-americano também aponta uma conexão entre o divórcio dos pais e a duração da vida dos filhos. Pessoas criadas em famílias divorciadas morriam quase cinco anos antes que aquelas cujos pais permaneceram unidos.

Parkinson observa ainda que os conflitos e tensões dos pais não terminam necessariamente com a separação. Às vezes aumentam com a divisão dos bens, os acordos de custódia e o modo de relacionamento com os filhos.

Ao tratar das famílias monoparentais, Parkinson faz referência a um estudo australiano que encontrou maior grau de conflito nas famílias com padrasto ou madrasta do que nas famílias intactas.

Outro estudo australiano analisa as consequências do divórcio na vida adulta dos filhos de pais separados. Entre todos os resultados negativos, as crianças que sofreram o divórcio dos pais obtiveram as piores pontuações, desde na atividade sexual precoce até o fato de terem filhos antes dos 20 anos, passando pelo impacto negativo no rendimento escolar.

Uma das consequências do divórcio é a diminuição do contato dos filhos com o pai. Um estudo de 2001 indica que 36% dos pais não tinham visto os filhos menores nos últimos 12 meses.

A depressão e os maus resultados escolares, por outro lado, se associam aos adolescentes que têm contato frequente com o pai divorciado, independentemente do quanto as mães estejam próximas.

Pe. John Flynn, L.C.
Roma, 2 de Outubro de 2011 (ZENIT.org)

sexta-feira, 30 de setembro de 2011

‘l´air du temps’

A imprensa francesa, chocada e rendida, aplaudiu há poucos dias o desfile de Felipe Oliveira Baptista na Semana da Moda de Nova Iorque, comentando que o criador português vestiu «seda e cabedal» ao velho crocodilo da marca Lacoste.

Felipe Oliveira Baptista, cuja cotação nas capitais da moda não parou de crescer na última década, é desde 2010 o director artístico da Lacoste, ao mesmo tempo que continua a assinar a linha com o seu próprio nome.

O criador mostrou na quarta-feira, na Semana da Moda de Paris, a colecção FBO para a Primavera-Verão 2012, num desfile no Jeu de Paume, no Jardim das Tulherias, um bom cenário para acolher o ruidoso buzz que rodeia hoje o seu trabalho.

Em nome próprio, o designer propôs “Sky Dive SS 2012”, apresentado como uma colecção de «roupas evolutivas, que se desdobram e libertam, zip atrás de zip».

Felipe Oliveira Baptista explicou, antes do desfile, que pretendeu «uma ideia de liberdade», exibindo vários elementos que definiram as suas criações nos últimos anos, como «pára-quedas, experiências com energia, ritmo, vento».

Elemento mais arrojado dessa linguagem na nova colecção, os zippers” são usados de todas as formas, mesmo sem utilização prática, não para fechar ou abrir mas como mero motivo estético, agente de fluidez, revelando a pele como «padrão vivo».

A contratação pela Lacoste deu uma visibilidade internacional a Felipe Oliveira Baptista que, avaliando pelas reacções da imprensa de moda, é apenas merecida pelo talento que o criador tem demonstrado na renovação da imagem da marca francesa.

«Aceitar a direcção artística de uma marca é fazê-la evoluir, fazê-la estar no ‘air du temps’ e dar-lhe o que está a fazer falta», explicou Felipe de Oliveira Baptista.

«Lacoste é ‘a marca de ‘sportswear’ francesa de referência e por isso era importante dar uma injecção desse chique no ‘sportswear’ francês”, acrescentou o designer português.

Isso significou «seda e cabedal, sim, e também sair do ‘sportswear’ puro e duro para dar a ideia de que se pode usar Lacoste todos os dias, sempre com uma herança de roupa desportiva, de vestuário fácil de vestir e confortável mas talvez um pouco mais sofisticado e versátil», segundo Baptista.

A viragem operada pelo criador português instalado em Paris é também de mercado, procurando acordar a clientela feminina da Lacoste.

«Um dos requisitos, quando fui contactado e mais tarde contratado, é que a Lacoste queria bastante desenvolver a parte de roupa de mulher, porque hoje em dia representa só 15 por cento das vendas. Fizemos um ‘zoom’ especial a relançar a colecção de mulher», lembrou o criador.

Felipe Oliveira Baptista mexeu tanto na imagem da Lacoste que isso até se nota no conhecido logótipo da marca, um crocodilo, para que se possa «vestir várias roupas Lacoste e não ter de usar o crocodilo visível em todos os sítios. Se se tem um crocodilo na camisa, nas calças, no casaco e nos ténis, ninguém usa dez ‘logos’ na roupa», conclui Felipe Oliveira Baptista.

O desfile de FOB integrou mais uma vez o Portugal Fashion na Semana da Moda de Paris, uma iniciativa da Associação Nacional de Jovens Empresários (...).

Lusa/SOL

quinta-feira, 29 de setembro de 2011

Por que as namoradas devem amar mais do que seus namorados?

Teorias vindas do outro lado do oceano. Será que cá também se aplicam?

Por que as namoradas devem amar mais do que seus namorados? from Iuri Araújo on Vimeo.

Falar demais

Amanhã, o país vai saber mais sobre o descalabro dos gastos na Madeira. O Governo divulga o resultado da auditoria às contas da Região. Só é pena que o pacote de austeridade que os madeirenses vão sentir na pele não seja também conhecido antes das eleições.


Pedro Passos Coelho tinha dito que as duas coisas – crime e castigo – seriam conhecidos antes das eleições regionais do dia 9 de Outubro. Mas ontem, no Parlamento, confessou que, quando disse isso, falou demais. Afinal, o pacote de ajustamento a aplicar à Região só será conhecido depois de os madeirenses votarem.

O primeiro-ministro estava certo quando falou demais. Era importante os eleitores da Região Autónoma terem plena consciência do que lhes vai acontecer antes de decidirem o seu voto. Claro que já perceberam que vão viver pior, muito pior, mas era bom que soubessem, "preto no branco", o que aí vem.

Dir-se-á que este Governo Regional já é um mero governo de gestão, em plena campanha eleitoral, e que, por isso, não deve assinar o pacote de austeridade. Mas José Sócrates também já estava de saída quando assinou com a "troika". E ninguém duvida de que, no momento de pôr a cruzinha, os eleitores pensaram nisso. Desta prova, pelo menos, Jardim vai escapar.

Ângela Silva,
http://rr.sapo.pt/opiniao

VPV ácido como ele sabe ser...

«Perto dos 70 anos, no fim de um Verão em que Portugal deu de si um espectáculo triste, é a altura de perguntar o que a minha geração, que chegou à idade adulta com o "25 de Abril", fez da famosa liberdade tão esperada durante Salazar e Caetano.

Para começar, e de acordo com alguns militares sem letras, tentou tudo para a suprimir. Com poucas excepções assistiu calada, ou mesmo se juntou, à louca procissão do PREC, em nome de uma doutrina que não percebia e de uma sociedade em que nunca aceitaria viver. Esta demissão e esta vergonha ficaram para sempre. A ausência do que tinha sido o movimento estudantil entre 1960 e 1974 no Governo e nos partidos entregou o poder a uma série de arrivistas, que não o tornaram a largar.

Quem se perdera pelo grotesco labirinto da esquerda bem pensante por uns tempos desapareceu. O "cavaquismo", aliás, dispensava um pessoal democrático e até a política. Um vago resto do PS sobrevivia (bastante mal) à volta de Soares, que se conseguira eleger Presidente da República, e o que sobrava, disperso e desmoralizado, caíra numa absoluta irrelevância. Muita gente (de esquerda e de direita) emigrou, às vezes definitivamente, para a vida privada ou para a máxima sinecura da "Europa". O "novo" Portugal acabou por nascer e crescer à revelia da minha geração: no Estado, nos partidos, na sociedade. Não era o Portugal que tínhamos querido, nem sequer um Portugal de que pudéssemos gostar. A "história" passara por nós, confusamente, deixando uma prosperidade duvidosa e uma desordem íntima e eufórica, que nos repelia e a que, de qualquer maneira, não pertencíamos.

O que veio a seguir - Guterres, Barroso, Santana - não melhorou as coisas. Fora dos partidos não havia nada e ninguém aos 50 ou 60 anos se iria meter na guerra sectária em que eles se gastavam. A posição "decente", e quase unânime, estava em não se meter nessa trapalhada, fosse sob que pretexto fosse. Até porque, no intervalo, uma invasão de oportunistas, com mais força e muitíssimo mais zelo, tapava a boca e o caminho ao mínimo sinal de responsabilidade ou de inteligência.

O regime de Sócrates não emergiu por acaso; emergiu desta terra já bem preparada para a corrupção e o arbítrio. Nessa altura, a minha geração só servia para propósitos decorativos. Via e lamentava o desastre que se ia preparando. Mas raramente lhe ocorreu que ela própria também era culpada.»

Vasco Pulido Valente, Público

Desemprego alemão cai para nível mais baixo desde reunificação

A taxa de desemprego na Alemanha registou uma queda para 6,9 por cento em Setembro, o que corresponde ao nível mais baixo desde a reunificação do país.

O anúncio foi feito esta quinta-feira pelo Departamento Federal alemão.

O desemprego caiu dos 7 por cento em Agosto para os 6,9 por cento em Setembro, uma quebra registada no 27.º mês consecutivo. Como consequência, os números do desemprego baixam à semelhança de 1991.

http://www.abola.pt/mundos/ver.aspx?id=290068

Parlamento alemão aprovou novas regras do fundo europeu de resgate

A câmara baixa do Parlamento alemão, o Bundestag, aprovou hoje, por larga maioria, o aumento da capacidade de acção do Fundo Europeu de Estabilidade Financeira (FEEF), o principal pilar do sistema de resgates em vigor. (...)

http://economia.publico.pt/

quarta-feira, 28 de setembro de 2011

Começar um diálogo com o homem atual

Deus procurado e achado em todas as coisas

Padre Antonio Spadaro, novo diretor de La Civiltà Cattolica

O padre Antonio Spadaro foi nomeado em 6 de setembro, pelo superior geral da Companhia de Jesus, como novo diretor de A Civiltà Cattolica, a mais antiga e respeitável revista italiana.

O novo diretor começou a escrever em La Civiltà Cattolica em 1994, especialmente críticas literárias sobre autores contemporâneos italianos como Cesare Pavese, Alda Merini, Giorgio Bassani, Mario Luzi, Pier Vittorio Tondelli, e norte-americanos, tanto os clássicos Emily Dickinson, Walt Withman, Flannery O'Connor e Jack London quanto os mais contemporâneos Jack Kerouac e Raymond Carver.

Entre as matérias tratadas pelo padre Spadaro também estão a música (Bruce Springsteen, Tom Waits, Nick Drake, Nick Cave...), a arte (Mark Rothko, Edward Hopper, Andy Warhol, J.-M. Basquiat,...), o cinema e as novas tecnologias da comunicação e seu impacto no modo de viver e de pensar: a Wikipedia, o Second Life, a leitura digital, as redes sociais, a filosofia hacker e a cyberteologia.

Para entendermos como La Civiltà Cattolica pretende renovar culturalmente a mensagem católica no complexo mundo dos meios de comunicação, ZENIT entrevistou o padre Antonio Spadaro.

- Como o senhor encara a nomeação para dirigir uma revista tão prestigiosa?

Padre Spadaro: Eu escrevo em La Civiltà Cattolica desde 1994, mas assumir a direção foi uma mudança de perspectiva. Eu vejo um desafio muito difícil, porque estou na direção da revista ativa mais antiga da Itália: são 162 anos de vida. La Civiltà Cattolica sempre foi um ponto de referência muito autorizado, pela qualidade do seu jornalismo. Eu sinto um grande temor e ao mesmo tempo um grande desejo de fazer o melhor possível junto com os outros jesuítas da redação. Recebi muitas mensagens de parabéns e de apoio. Isso ajuda bastante o escritor, porque você experimenta uma grande confiança dos leitores. Mas você experimenta também a altura das expectativas deles.

- Os tempos que nós vivemos parecem bem diferentes da época em que a revista foi pensada e fundada. Com que ideias e novidades o senhor pretende encarar o mundo moderno?

Padre Spadaro: Desde 1850 até hoje, a revista atravessou épocas em que o próprio significado da comunicação, além das modalidades, foi se transformando. Mas a longa tradição da revista já contém o germe da inovação. Vamos considerar que, 160 anos atrás, até a ideia de uma revista “nacional”, quando a Itália nem existia como país unificado, além do uso do italiano em vez do latim, já eram elementos de grande inovação. Mais do que falar de novidade, eu gosto de falar de “DNA”, do código genético da revista, que é capaz de mantê-la viva em tempos e épocas diferentes.

- Como o senhor explica para os leitores de hoje o sentido e o porquê de uma “civilização católica”?

Padre Spadaro: O que La Civiltà Cattolica pretende oferecer aos leitores é uma experiência iluminada pela fé cristã e profundamente arraigada na vida cultural, social, econômica e política dos nossos dias. Por tradição e natureza, a nossa revista manifesta uma forma “alta” de jornalismo cultural. O enfoque é amplo quanto à cultura, a linguagem e os temas, que vão de política a história, da literatura à psicologia, do cinema à economia, da filosofia à teologia, da moda à ciência... E isto faz a revista se adaptar aos nossos tempos. A complexidade e a fragmentação da vida moderna exigem um esforço particular de compreensão e de recomposição dos fragmentos do saber. Graças à multiplicidade e à amplitude dos assuntos que são tratados, o nosso leitor pode ter material e enfoques para formar uma opinião pessoal, com análises agudas, mas não complexas demais, e voltadas a quem está interessado no assunto.

- Como a revista vai se relacionar com a comunicação na rede?

Padre Spadaro: Eu acho que está mudando o conceito de “revista”, que não é mais só a de papel. Tem a ver com a capacidade de transmitir cultura, valores, ideias, de jeitos diferentes e através de várias plataformas comunicativas. Uma consequência possível: La Civiltà Cattolica sempre vai ser identificada pelo pensamento que ela expressa, e esse pensamento vai achar expressão em vários canais e suportes. O suporte de papel não será mais exclusivo. Então, a nossa produção cultural vai ficar mais aberta para ser saboreada, compartilhada, mais aberta para o comentário e para o debate. É um processo que vai exigir tempo, mas eu tenho muitas esperanças quanto a ele.

- Por que a espiritualidade e o carisma de Santo Inácio poderiam fascinar o homem do terceiro milênio?

Padre Spadaro: A nossa redação, por estatuto pontifício, é composta exclusivamente por jesuítas. E o nosso “tesouro”, como jesuítas, é a espiritualidade de Santo Inácio de Loyola, uma espiritualidade encarnada, humanista, curiosa e atenta à procura da presença de Deus no mundo, que, durante séculos, esculpiu santos, intelectuais, cientistas e formadores. O princípio inspirador dessa espiritualidade é um critério muito simples: “buscar e encontrar Deus em todas as coisas”, como escreve Santo Inácio. E esta é a razão de a criatividade do Espírito trabalhar em todos os lugares, em todas as dimensões do crescimento do mundo, na diversidade das culturas e na variedade das experiências espirituais. Esse enfoque é fascinante, porque ele permite descobrir Deus agindo na vida das pessoas, da sociedade e da cultura. E discernir como Ele vai continuar a sua obra. É esse instinto curioso e atento o que nos impulsiona a escrever e a compartilhar a nossa experiência intelectual com os leitores.

- Um dos problemas que limitam a eficácia da comunicação católica é a autorreferência. Como suscitar o interesse de quem não frequenta a Igreja?

Padre Spadaro: Às vezes, a comunicação católica toma a forma de um tipo de boletim interno com uma linguagem para iniciados. Os cristãos estão chamados a realizar sua contribuição na vida do mundo em união com os demais homens. Somente a fraqueza e o pessimismo fazem que se ergam muros que delimitem os dois lados. Creio que, ainda que se negue, a vida espiritual das pessoas não está morta, porque não pode morrer, ainda que às vezes surja do mundo da confissão religiosa, que parece ser percebido mais como o mundo das respostas que o das perguntas fortes. As perguntas, então, não sabendo aonde ir, tomam posições na experiência da cultura e do compromisso no mundo. Escrever para nós significa começar um diálogo com o homem atual, reconhecendo suas profundas tensões espirituais, para além de onde surjam e da forma como se expressem.

Por Antonio Gaspari
Roma, 27 de Setembro de 2011 (ZENIT.org).

terça-feira, 27 de setembro de 2011

Acredito no valor do pluralismo

Terça-feira, 27 de Setembro de 2011
Um Estado que proíbe a cruz na parede também não é neutro
Público, 2011-09-27 Entrevista de António Marujo a Joseph Weiler
Judeu convicto, especialista em Direito Constitucional, Joseph Weiler defendeu perante o Tribunal Europeu dos Direitos Humanos o direito de a Itália ter crucifixos nas paredes das escolas e o direito da França a não os ter. E diz que esse pluralismo europeu é que é bom. Ganhou por 15-2


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Tinha acabado cinco horas de aulas, pediu apenas um prato de batatas fritas, que foi petiscando enquanto conversava. Joseph Weiler, nascido em 1951, é um judeu convicto. O que não o impediu de defender a possibilidade de haver (ou não) crucifixos nas paredes das escolas. Virou a opinião do tribunal, dos anteriores 17 a favor de retirar os símbolos religiosos da parede, para uns claríssimos 15 contra. Apenas dois juízes mantiveram a decisão anterior. E adverte: nem a Itália nem a França são neutros em matéria religiosa. Mas ambos devem educar para o pluralismo.

Especialista em Direito Constitucional europeu, Weiler é professor da Católica Global School of Law, da Universidade Católica Portuguesa, e, por isso, vem a Portugal várias vezes por ano.

Tem publicado Uma Europa Cristã (ed. Princípia). E publicará, até final do ano, um livro sobre o processo que condenou Jesus à morte. Nele defende que "o sentido de justiça, na civilização ocidental, provém do julgamento de Jesus", explica ao P2. O Papa disse, no seu último livro, que os judeus não foram responsáveis pela morte de Jesus. Weiler, judeu, irá dizer o contrário. E explicar porquê.

Defendeu o crucifixo nas salas de aula italianas...
Tive uma vitória famosa, 15-2...

Defendeu essa posição como jurista ou como judeu e crente, em solidariedade com outra fé?
Depois da decisão, recebi centenas de emails. Muitos diziam "obrigado por defender o crucifixo". Muitos outros, vindos da comunidade judaica, perguntavam: "Como pode o filho de um rabi defender o crucifixo?" A todos, aos que me felicitavam ou que me condenavam, respondi o mesmo: "Não defendi o crucifixo. Defendi o direito da Itália a ser Itália e o direito de França, onde a cruz é proibida, a ser a França."

Ou seja, a possibilidade de leis diferentes...
Acredito no valor do pluralismo nas relações entre a Igreja e o Estado, que existe na Europa, onde temos vários modelos: o modelo francês, o britânico, o alemão, etc. Isso é parte da força da civilização europeia. A decisão da câmara, por 17 contra zero, dizendo que a Itália estava a violar a Convenção Europeia por ter uma cruz nas salas de aula, parecia-me tão drástica que forçaria todos a ser como França. Isso parecia-me completamente contra o pluralismo e tolerância que existe na Europa.

E escreveu o editorial no European Journal of International Law...
Sim. Dizendo que era uma decisão terrível. Como podia o tribunal decidir que a tradição na Grã-Bretanha, na Alemanha, em Malta, na Grécia ou na Dinamarca era contra os direitos humanos e a Convenção Europeia de Direitos Humanos? Perguntaram-me se queria ir ao tribunal. Concordei, com uma condição: seria pro bono, não queria que dissessem: "Olha o judeu, por dinheiro até é capaz de defender a cruz". [ri] Decidi fazê-lo, porque acreditava que era a atitude certa.

Não foi só a Itália a defender essa posição.
Oito estados intervieram, convidando-me. A Itália defendeu a própria posição. O facto de ser judeu é irrelevante. Sou constitucionalista praticante e tal parecia-me errado, no âmbito da Convenção Europeia de Direitos Humanos. Há duas coisas mais importantes, que me parecem erradas, no âmbito da Convenção e que me ajudaram a reagir: estou verdadeiramente cansado do argumento, repetido à exaustão, de que o Estado é neutro, em matéria religiosa, quando não permite o crucifixo na parede.

E não é assim?
Tentei convencer a câmara de que esse é um argumento errado. Se o Estado quer que a cruz esteja na parede, não é neutro. De certa maneira, é tomar uma posição sobre a importância do cristianismo na identidade do país. Ou seja, há algo na identidade do país que se quer valorizar com a cruz na parede e essa não é uma posição neutral.

Mas quando o Estado, como em França, proíbe a cruz, não está a ser neutro. Porque não há uma parede nua, vazia. Qualquer coisa pode ser colocada na parede: se amanhã houver uma maioria comunista, podem dizer que em todas as escolas tem que haver uma foice e um martelo.

Podem?
Sim, e não há nada na Constituição que o impeça: pode ter uma fotografia de Karl Marx na parede, pode ter um sinal de paz, uma posição ecológica... De facto, em todas as escolas primárias de França, está escrito: Liberté, egalité, fraternité - o slogan mobilizador da Revolução Francesa.

Eu gosto disso, mas não é neutral. Se for monárquico, não é neutro, seguramente. Qualquer símbolo é permitido nas paredes: Karl Marx e Groucho Marx; o sinal de paz, a foice e o martelo, o símbolo "nuclear não". Há apenas um que não é permitido: a cruz, um símbolo religioso. Como é que isso é neutro?

Nem a estrela de David nem o crescente islâmico...
Sim... As crianças podem ir para a escola e usar uma t-shirt com uma fotografia de Che Guevara, podem ter escrito Love and Peace, podem ter um insulto a George Bush, qualquer posição política ou ecológica, podem levar o triângulo cor-de-rosa pelos direitos dos gays. A única coisa que não podem levar é a cruz, a estrela de David e o crescente.

Nem podem vestir o chador...
Não... Isso não é ser neutro, é dar uma mensagem clara às crianças: tudo é permitido, excepto um símbolo religioso.

Na minha arguição, não disse que a França viola a Convenção Europeia por ter essa regra. Na tradição europeia, o Estado laico é uma opção respeitável. Mas não pretendam que seja neutro. Ele diz que tudo é permitido, excepto a cruz ou a estrela de David, e está a dar uma mensagem sobre religião.

No sistema italiano, apesar da cruz, há um dever educacional de respeitar os ateus e outras religiões. No sistema francês, onde se proíbe a cruz nas paredes mas se permite tudo o resto, há o dever de explicar aos estudantes que, apesar de se permitirem todos os símbolos excepto os religiosos, se deve ensinar o respeito pelos crentes. Nenhum dos sistemas é neutro. Em ambos está implícita uma espécie de preconceito. E em ambos é tarefa do sistema educativo contrabalançar as coisas para que a escola não ensine o preconceito mas a tolerância.

Esse era o seu primeiro argumento...
O segundo era: acreditamos na autodeterminação como direito fundamental. Acreditamos no direito de os britânicos serem britânicos e de os irlandeses serem irlandeses. A razão por que temos a Irlanda independente da Grã-Bretanha, em 1921, é porque os irlandeses são diferentes dos ingleses.

Como podemos imaginar a identidade irlandesa sem o catolicismo? No preâmbulo da Constituição irlandesa, diz: "Acreditamos que o Divino Senhor Jesus Cristo é a fonte de todo o dever, justiça e verdade." Isto é o que são os irlandeses. O que vamos dizer-lhes? Não permitimos um sentido de nacionalidade que tem um tal conteúdo religioso?

O que é bonito na Europa, mesmo apesar da Constituição irlandesa, é que não há discriminação por causa da religião. Um judeu pode ser primeiro-ministro. Como um muçulmano ou um ateu. E aceitará que é impossível falar da identidade irlandesa sem o catolicismo e a cruz. Para o bem e o mal.

Mas é possível também que as sociedades mudem?
Mas compete às sociedades mudar. Na minha arguição - que é curta, eu só tinha 20 minutos -, dizia que, se um dia os ingleses decidirem deixar de ter o Anglicanismo como religião oficial, podem fazê-lo. Não é um país religioso, a maior parte dos britânicos não é religiosa. Mas faz parte da sua identidade.

Os suecos mudaram a Constituição e decidiram que a Igreja Luterana deixaria de ser a religião estabelecida no país. Mas foram eles que definiram a sua identidade sueca, não foi Estrasburgo. Não compete a Estrasburgo dizer que eles não podem ter uma cruz na bandeira. Eles deixaram de ter a Igreja oficial mas mantiveram a obrigação de o rei ser um luterano. O símbolo do Estado tem que ser um luterano.

Na sua arguição, afirmou também que este é um conflito entre o direito individual e o Estado. No caso italiano, tratou-se precisamente de uma mãe ofendida pela presença da cruz...
Em muitos casos, temos um conflito entre diferentes direitos fundamentais. O hino nacional inglês é uma oração: "God Save the Queen", dá-lhe vitórias e glórias. Na escola, canta-se o hino nacional. E se houver um estudante que diz "sou ateu, não creio em Deus e não quero cantar uma oração"? O direito individual estará comprometido se a escola forçar esse estudante a cantar o hino nacional e se o ameaçar de expulsão. Ninguém pode ser forçado a fazer um acto religioso, uma oração, mesmo quando não acredita...

Pode ser um republicano...
Claro, não tem que dizer "Deus salve a rainha". Isso eu aceito. Mas não aceito que esse estudante ou a sua mãe digam que mais ninguém deve cantar o hino. É um compromisso simpático: ele tem o direito de ficar em silêncio, os outros o direito de cantar. E todos têm direito à liberdade religiosa.

A minha mãe cresceu no Congo Belga. A única escola para brancos era um convento católico. Os pais dela fizeram um acordo com as freiras: cada vez que elas dissessem Jesus, a minha mãe diria Moisés. É um bom compromisso.

Não podemos permitir que a liberdade de [ter ou não] religião ponha em causa a liberdade religiosa. Temos que descobrir a via média. E essa é dizer não, se alguém quiser forçar outro a beijar ou a genuflectir perante a cruz. Mas, se houver uma cruz na parede, direi aos meus filhos que vivemos num país cristão. Somos acolhidos, não somos discriminados. A Dinamarca tem uma cruz na bandeira, a Inglaterra e a Grécia igual. Vamos pedir que, por causa da liberdade religiosa, tirem a cruz das bandeiras? Absurdo!...

É por causa disso que fala de argumentos iliberais?
Sim, porque o ponto de vista liberal é, muitas vezes, iliberal. As pessoas falam de liberdade religiosa, mas, de facto, muitas vezes é cristofobia. Não é neutralidade, é antes porque não gostam do cristianismo e da Igreja. Sei porquê: a Igreja tem uma história complicada...

É também por causa disso?
Claro. Compreendo, mas não devemos mascarar os factos. Vivemos numa sociedade em que algumas pessoas são religiosas, outras não. A questão é como vivemos juntos. Não podemos pretender que, se negarmos todas as religiões no espaço público, isso é neutro. É o que faz a França, mas não é o único modo de o fazer.

Então deveria ser possível ter uma cruz na sala de aula e educar os estudantes para o pluralismo?
Absolutamente. Seria uma lição de pluralismo. Porque diríamos: apesar de ter uma cruz na sala de aula ou uma cruz nas bandeiras, permitimos que um primeiro-ministro seja muçulmano ou judeu. A Itália teve primeiros-ministros, generais e ministros judeus.

Na Grã-Bretanha, o chefe de Estado é o chefe da Igreja, há uma Igreja de Estado, o hino nacional é uma oração. Quem diria que o país não é tolerante? É o país de eleição para muitos muçulmanos emigrantes. O facto de haver uma identidade religiosa e uma prática de não-discriminação é um sinal de uma sociedade pluralista e tolerante.

De certa maneira, a Grã-Bretanha com a cruz é mais pluralista e tolerante do que a França, sem a cruz. Porque na Grã-Bretanha, apesar de afirmar a identidade religiosa do Estado, é não discriminatória em todos os aspectos da vida. Financia escolas anglicanas, mas também católicas, judias, muçulmanas e seculares. Os países laicos financiam escolas seculares, mas não escolas religiosas. Quem é mais tolerante e pluralista?

Evocou a herança cristã da Europa, debatida a propósito da Constituição Europeia. Se ela tivesse avançado, também devia referir a herança judaica e muçulmana e a Revolução Francesa?
Deveria ter uma referência às raízes cristãs.

E judaicas e muçulmanas. Na Península Ibérica, por exemplo...
Na Europa, também há vegetarianos. É uma questão de grau. Temos que mencionar judeus, muçulmanos, baha"ís? Eu também falaria de raízes judaicas e muçulmanas na cultura hispânica. Mas, na Europa, a maior parte é cristã. Não falaria de raízes cristãs no Egipto, mesmo havendo uma minoria cristã no país.

De um ponto de vista cultural, o cristianismo jogou um papel decisivo na definição da civilização europeia. Para o bem e para o mal. As raízes cristãs são também a Inquisição, judeus queimados. Quando eliminamos as raízes cristãs, obliteramos também a memória das coisas más que a cristandade fez.

Não há uma cidade na Europa sem uma catedral, onde o museu não esteja cheio de pintura sacra. E os direitos humanos não derivam apenas da Revolução Francesa, derivam da tradição judaico-cristã. Porque queremos negar isso? O que se vê no Prado, no Museu Gulbenkian? Madonna con bambino... Isso não é a Europa? É um absurdo.

É possível coexistir a laicidade francesa e outros modelos?
Claro, essa é a riqueza da Europa. A Europa lidera pelo exemplo, não pela força. Gostaríamos que por todo o mundo houvesse democracias pluralistas e tolerantes. Que possibilidades há de persuadir alguns países muçulmanos a abraçar o pluralismo se dissermos que a religião deve ficar na esfera privada?

Podemos dizer à Arábia Saudita: podem tornar-se uma democracia, reconhecer os direitos humanos e manter a vossa identidade muçulmana. Reparem no que se passa na Grã-Bretanha, reparem no pluralismo europeu: há um modelo francês, um britânico, um grego. Não somos apenas como os franceses.

Tem amigos entre os católicos conservadores, mas também defende os direitos dos homossexuais, o que não é simpático para esses católicos...
Que posso eu fazer? Vieram ter comigo, quando começaram a falar dos direitos dos homossexuais. A questão não era o casamento homossexual, mas porque têm os homossexuais de ser discriminados? Não há razão para isso.

Mesmo hoje, ensino os meus alunos como crente, mas digo-lhes: ninguém deve perder o emprego por ser homossexual, a ninguém deve ser negado alojamento por ser homossexual. Nos campos nazis, exterminaram os judeus e os homossexuais. Não posso esquecer isso.

http://www.o-povo.blogspot.com/

"Este é o primeiro passo para diminuir o desemprego"

O ministro da Economia e Emprego, Álvaro Santos Pereira, disse hoje que o programa de 100 milhões de euros que o Governo vai lançar para desempregados há mais de seis meses é o "primeiro passo passo para diminuir o desemprego".

O governante, que falava à margem da cerimónia de abertura do ano letivo das escolas de hotelaria, que teve lugar em Lisboa, explicou que aquele programa vai permitir a 35 mil desempregados receber formação nas empresas.

"As empresas vão receber o equivalente a um indexante de apoio social correspondente a 420 euros pela formação", adiantou, remetendo mais pormenores para o anúncio desta medida.

"Este é o primeiro passo para diminuir o desemprego", frisou, acrescentando que o país tem 300 mil desempregados de longa duração.

O programa de 100 milhões de euros tem como objetivo promover junto das empresas o emprego de desempregados há mais de seis meses.

http://tv2.rtp.pt/noticias/
27/9/2011

Não será cedo?

Os militantes da secção de Braga do Partido Socialista vão ser convidados esta semana a apoiarem uma eventual candidatura de António Braga à presidência da Câmara Municipal de Braga nas eleições autárquicas de 2013.

O convite vai chegar às mãos dos militantes em forma de carta, documento que tem como signatários António Sousa Fernandes, Agostinho Domingues e Catarina Ribeiro, e em que estes solicitam, publicamente, a António Braga «se manifeste disponível para corporizar este projecto, aceitando construir uma candidatura agregadora dos militantes e simpatizantes socialistas». (...)

in Diário do Minho, 27 de Setembro de 2011

PP quer revogar lei do aborto em Espanha

Uma alta dirigente do Partido Popular (PP) espanhol confirmou que o partido tenciona revogar a actual lei do aborto em Espanha, em vigor há menos de um ano, se vencer as eleições de 20 de Novembro.

Ana Pastor, ex-ministra da Saúde e coordenadora da participação social do PP - partido que as sondagens dão como claro vencedor no dia 20 de Novembro - considera que a lei é "injusta e desnecessária".

Pastor recordou que o PP mantém a decorrer o recurso contra a lei junto do Tribunal Constitucional e, por isso, se for eleito, o partido vai avançar com a revogação da lei.(...)

por Lusa

As cruzes podem estar nas paredes das escolas

O jornal Público publica hoje uma entrevista a Joseph Weiler onde o especialista em direito constitucional afirma que "um Estado que proíbe a cruz na parede também não é neutro".

Joseph Weiler é um judeu convicto e defendeu perante o Tribunal Europeu dos Direitos Humanos o direito de a Itália ter crucifixos nas paredes das escolas e o direito da França a não os ter. E disse ao jornal Público que esse pluralismo europeu é que é bom.

http://www.dn.pt/

Actualidade dum texto de 2009

Urbanismo e pobreza
Onde se lê "Lisboa", ler "Braga".

Urbanismo e pobreza, por MARIA JOSÉ NOGUEIRA PINTO

"Sei que Lisboa tem uma considerável percentagem de pobres. Sei que não constituem uma categoria homogénea: há-os de todos os géneros, tradicionais, novos e novíssimos. Sei que por cá existem muitos doentes pobres e pobres doentes, que a morbilidade da rua aumenta sem que ninguém a contabilize. Sei das "cidades ocultas" dentro desta Lisboa que vemos. Não tenho números actualizados apesar de se terem criado instrumentos cuja função principal é a de analisar e contabilizar esta realidade: onde está a famosa rede social de Lisboa? O que faz o Observatório de Luta contra a Pobreza na cidade de Lisboa?

"Fala-se de pobreza e políticas públicas mas raramente pensamos no papel do poder autárquico nesta matéria. Em ano eleitoral é muito importante que os candidatos às câmaras incluam o tema nos seus programas, em vez de sucumbirem à tentação da obra pública, empreitadas de "modernidade" que pouco contribuem para o desenvolvimento e competitividade. Mas a opacidade da pobreza torna-a uma abstracção possível e a sua natureza triste impede-a de competir com a visibilidade impactante de um túnel…

"Não há pobreza que possa ser resolvida com pacotes governamentais. É o que podemos concluir em Portugal ao fim de quase duas décadas de esforços malsucedidos, programas com baixíssimos níveis de eficiência e uma cultura de subsídio-dependência aviltante. O Estado não tem capacidade ou vocação para um trabalho a nível micro, o que leva a que os recursos, humanos e financeiros, se esgotem no combate aos efeitos, deixando as causas por erradicar.

"O gestor da cidade tem hoje um papel decisivo. Um mau urbanismo é o maior factor de cristalização das desigualdades, alimentando uma ininterrupta renovação geracional da pobreza e da exclusão. Tanto mais quanto as sociedades modernas sofreram profundas mutações que alteraram negativamente a própria sociabilidade: a reconfiguração do modo de estarmos juntos; a transformação da percepção do espaço e do tempo (tudo chega sem que seja necessário partir); uma nova matriz de ordem urbana na qual os cidadãos circulam mas já não se encontram, estão comunicáveis mas não se reúnem…

"Há que inovar face a modelos de intervenção esgotados, promover abordagens interdisciplinares, construir redes de proximidade às pessoas, aos problemas e às suas causas e estabelecer parcerias com o terceiro sector que assegurem a continuidade e sustentabilidade da intervenção. E ter uma percepção clara de outros fenómenos que requerem outras respostas: as novas doenças, o envelhecimento demográfico, a imigração e as dificuldades associadas aos processos de integração, a info-exclusão, etc.

"Estes grupos têm, à partida, um factor ambiental e espacial negativo por se inserirem em comunidades marginais com tendência para a guetização, sediadas em territórios urbanos degradados e especialmente segregados. São as chamadas "armadilhas de desigualdade" cujo resultado é o da falta de mobilidade intergeracional.

"Tal como se evoluiu do conceito da reabilitação urbana para o de revitalização urbana, com intervenções específicas e interdisciplinares a nível dos chamados territórios deprimidos e de zonas urbanas desertificadas - como os cascos históricos com população idosa e isolada - também a experiência das últimas décadas em matéria de realojamento demonstraram a necessidade de conjugar construção de habitação (que só por si não constitui uma política) com objectivos de inclusão social, só possível através da disseminação de grupos populacionais mais problemáticos por zonas urbanas consolidadas versus a sua concentração periférica. E se antes se podia ignorar a importância da saúde urbana ou fazer tábua rasa do objectivo cidade saudável, hoje já não.

"Lisboa vai a votos. Precisamos de uma equipa com inteligência, sabedoria, lucidez e coragem. Porque vai ser preciso fazer, desfazer e refazer, com prudência e responsabilidade. Isto não é a Disneylândia."

in "Diário de Notícias", 30.7.2009

sexta-feira, 23 de setembro de 2011

Vou à minha terra

Entrevista de Bento XVI com jornalistas rumo a Berlim

Respostas durante o voo papal

BERLIM, quinta-feira, 22 de setembro de 2011 (ZENIT.org) – Apresentamos a transcrição da entrevista que Bento XVI concedeu hoje aos jornalistas que o acompanharam no avião rumo a Berlim, para sua visita apostólica à Alemanha.

* * *

Santidade, permita-nos, no começo, fazer-lhe uma pergunta muito pessoal. Até que ponto o Papa Bento XVI ainda se sente alemão? Quais são os aspectos em que – talvez cada vez menos – sua origem alemã o influencia?

Bento XVI: Hölderlin disse, uma vez: “O que mais influencia é o nascimento”, e isso, claro, eu também experimento. Nasci na Alemanha e não se pode nem se deve cortar a raiz. Recebi minha formação cultural na Alemanha, minha língua é o alemão e a língua é a maneira como o espírito vive e age, e toda a minha formação cultural aconteceu nesse ambiente. Quando faço teologia, eu o faço a partir da forma interior que aprendi nas universidades alemãs e infelizmente tenho de admitir que continuo lendo mais livros alemães que em outros idiomas. Por este motivo, no meu jeito de ser, o ser alemão é muito forte. A pertença à sua história, com sua grandeza e fraquezas, não pode e não deve ser eliminada. Para um cristão, no entanto, acrescenta-se outro elemento. Com o Batismo, ele nasce novamente, nasce em um novo povo, que está composto por todos os povos, um povo que abrange todos os povos e todas as culturas e ao qual, a partir desse momento, ele pertence de verdade, sem que isso lhe faça perder sua origem natural. Então, quando se assume uma responsabilidade grande, como acontece no meu caso, já que tenho a responsabilidade suprema neste novo povo, é evidente que a pessoa mergulha cada vez mais nele. A raiz se torna uma árvore que cresce em todas as direções e o fato de pertencer a esta grande comunidade da Igreja Católica, um povo composto por todos os povos, torna-se cada vez mais viva e profunda, forja toda a existência, sem renunciar, por isso, ao passado. Eu diria, portanto, que a origem permanece, permanece a origem cultural, permanece também o amor particular e a responsabilidade particular, mas integrados e ampliados em uma pertença mais ampla, na civitas Dei, como diria Santo Agostinho, no povo de todos os povos, no qual todos nós somos irmãos e irmãs.

Santo Padre, nos últimos anos, houve um aumento dos abandonos na Igreja, em parte devido aos abusos cometidos contra menores por membros do clero. Qual é o seu sentimento sobre este fenômeno? O que o senhor diria a quem quer abandonar a Igreja?

Bento XVI: Antes de tudo, temos de distinguir o motivo específico pelo qual se sentem escandalizados por estes crimes registrados nos últimos tempos. Posso compreender que, à luz dessas informações, sobretudo se forem pessoas próximas, a pessoa diga: “Esta já não é a minha Igreja. A Igreja era, para mim, força de humanização e de moralização. Se os representantes da Igreja fazem o contrário, já não posso viver com esta Igreja”. Esta é uma situação específica. Geralmente, os motivos são múltiplos, no contexto do secularismo da nossa sociedade. Em geral, estes abandonos são o último passo de um longo trajeto de afastamento da Igreja. Neste contexto, parece-me importante perguntar-se: “Por que estou na Igreja? Estou na Igreja como em uma associação esportiva, uma associação cultural etc., na qual encontro resposta para os meus interesses e, se não for assim, vou embora? Ou estar na Igreja é algo mais profundo?”. Eu diria que é importante reconhecer que estar na Igreja não quer dizer fazer parte de uma associação, mas estar na rede do Senhor, que pesca peixes bons e maus das águas da morte, para levá-los às terras da vida.

Pode ser que, nesta rede, eu esteja junto a peixes malvados e sinto muito, mas é verdade que não estou por causa deste ou daquele outro, mas porque é a rede do Senhor, que é algo diferente de todas as associações humanas, uma rede que toca o fundamento do meu ser. Falando com essas pessoas, acho que temos de ir até o fundo da questão: o que é a Igreja? Qual é a sua diversidade? Por que estou na Igreja, ainda que se deem escândalos terríveis? Assim, é possível renovar a consciência do caráter específico de ser Igreja, povo de todos os povos, que é povo de Deus; e aprender, dessa maneira, a suportar também os escândalos e trabalhar contra os escândalos, fazendo parte precisamente dessa grande rede do Senhor.

Não é a primeira vez que grupos de pessoas se manifestam contra a sua chegada a um país. A relação da Alemanha com Roma era tradicionalmente crítica, em parte inclusive dentro do próprio âmbito católico. Os temas de controvérsia são conhecidos há muito tempo: o preservativo, a Eucaristia, o celibato. Antes da sua viagem, inclusive parlamentares assumiram posições de crítica. Mas antes da sua viagem à Grã-Bretanha, a atmosfera tampouco parecia amigável e, depois, tudo saiu bem. Com que sentimentos o senhor empreende esta viagem à sua pátria e se dirigirá aos alemães?

Bento XVI: Antes de mais nada, eu diria que é algo normal que, em uma sociedade livre e em uma época secularizada, haja posições contra uma visita do Papa. É justo que expressem sua contrariedade na frente de todos: faz parte da nossa liberdade e temos de reconhecer que o secularismo, e precisamente a oposição ao catolicismo, é forte nas nossas sociedades. Quando estas oposições se expressam de uma maneira civilizada, não se pode dizer nada contra. Por outro lado, também é verdade que há muitas expectativas e muito amor pelo Papa. Na Alemanha, há várias dimensões desta oposição: a antiga oposição entre cultura germânica e românica, os choques da história... Além disso, estamos no país da Reforma, que acentuou estes contrastes. Mas se dá também um grande consenso sobre a fé católica, uma convicção cada vez maior de que, na nossa época, temos necessidade de uma força moral. Temos necessidade de uma presença de Deus no nosso tempo. Junto à oposição, que considero normal, há muita gente que me espera com alegria, que espera uma festa de fé, estar juntos, a alegria de conhecer a Deus e viver juntos no futuro, que Deus nos conduz pela mão e nos mostra o caminho. Por este motivo, vou com alegria à minha Alemanha e me sinto feliz por levar a mensagem de Cristo à minha terra.

Uma última pergunta. Santo Padre, o senhor visitará Erfurt, o antigo convento do reformador Martinho Lutero. Os cristãos evangélicos – e os católicos em diálogo com eles – estão se preparando para comemorar o 50º centenário da Reforma. Com que mensagem, com que pensamentos o senhor está se preparando para esse encontro? Esta viagem pode ser interpretada como um gesto fraterno com os irmãos e irmãs separados de Roma?
Bento XVI: Quando aceitei o convite para realizar esta viagem, para mim era evidente que o ecumenismo com os nossos amigos evangélicos deveria ser um ponto forte e central desta viagem. Vivemos em uma época de secularismo, como já comentei, na qual os cristãos, juntos, têm a missão de tornar presente a mensagem de Deus, a mensagem de Cristo, fazer que crer seja possível, avançar com estas grandes ideias, a verdade. Dessa maneira, estar juntos, católicos e evangélicos, torna-se um elemento fundamental para a nossa época, ainda que institucionalmente não estejamos perfeitamente unidos e ainda que permaneçam grandes problemas, problemas no fundamento da fé em Cristo, no Deus trinitário e no homem, como imagem de Deus. Estamos unidos e devemos mostrar isso ao mundo; e aprofundar nesta unidade é essencial neste momento histórico. Por este motivo, sinto-me muito agradecido com os nossos amigos, irmãos e irmãs, protestantes, que tornaram possível um gesto muito significativo: o encontro no mosteiro onde Lutero começou seu caminho teológico, a oração na igreja onde ele foi ordenado sacerdote, e falar juntos sobre a nossa responsabilidade de cristãos nesta época. Estou muito feliz por poder manifestar esta unidade fundamental, que somos irmãos e irmãs e trabalhamos juntos pelo bem da humanidade, anunciando a alegre mensagem de Cristo, do Deus que tem um rosto humano e que fala connosco.

[Transcrição realizada pela Rádio Vaticano e pelo Centro Televisivo Vaticano.
Tradução de Aline Banchieri.

GNR - Campo da Vinha

Exmos. Sr. Deputados,

No início deste mandato autárquico a Câmara decidiu remodelar o edifício do antigo quartel da GNR, no Campo da Vinha. Penso que na altura houve um consenso e que se seguia para um Concurso – direccionado para os arquitectos de Braga. Qual não é a nossa surpresa quando assistimos à entrega do projecto sem concurso! Não se podia ter feito um concurso por convites, ultrapassando as dificuldades que terão aparecido? Por que é que se dá o dito pelo não dito? Que transparência há neste processo? Que imagem dá a Câmara para as pessoas?

Temos que ter conhecimento e consciência do papel do político. Citando Van Thuán, temos que mostrar credibilidade; que trabalhamos para o bem comum e não para diferentes interesses e o que nos mantemos fielmente coerentes, com uma coerência constante nos compromissos na política; com coerência firme entre suas palavras e suas acções; com coerência que honra e respeita as promessas eleitorais. Temos também de avançar para uma política que está comprometida na realização de uma mudança radical, e a faz lutando contra a perversão intelectual; o faz sem chamar bem o que é mal.

Naturalmente que, como políticos, temos que saber escutar, que saber escutar o povo, antes durante e depois das eleições; que saber escutar a própria consciência. Assim, a nossa actividade trará às pessoas que em nós cofiaram certeza, segurança e eficácia.

A nossa política não tem que ter medo: que não tem medo, antes de tudo, da verdade. A verdade não precisa de votos!

Quando os responsáveis políticos da Câmara prometem uma coisa e fazem outra falham perante as pessoas e minam a sua credibilidade.


N. Oliveira Dias
( Grupo parlamentar do CDS )
Ponto 4 da Ordem de Trabalhos da
Assembleia Municipal de 16 de Setembro

quinta-feira, 22 de setembro de 2011

"Servir o direito e combater o domínio da injustiça é e permanece a tarefa fundamental do político” Bento XVI

Bento XVI apela à defesa da “ecologia humana”

Papa recordou aos deputados alemães a herança cristã da Europa, alertando para os perigos de uma visão puramente positivista da sociedade.

Num discurso acutilante, e em algumas partes quase académico, o Papa tocou em vários dos assuntos que têm marcado o seu pontificado, como o relativismo, a relação entre fé e razão e o património cristão da Europa.

Com um raciocínio que partiu de Salomão, que na altura da sua coroação apenas pediu a Deus um coração dócil e a capacidade de distinguir entre o bem e o mal, o Papa elaborou sobre a necessidade do poder político se submeter ao direito. A este propósito recordou, de forma enfática, o regime Nazi naquele país.

“Nós, alemães, sabemos pela nossa experiência que estas palavras não são um fútil espantalho. Experimentámos a separação entre o poder e o direito, o poder colocar-se contra o direito, o seu espezinhar o direito, de tal modo que o Estado se tornara o instrumento para a destruição do direito: tornara-se uma banda de salteadores muito bem organizada, que podia ameaçar o mundo inteiro e impeli-lo até à beira do precipício. Servir o direito e combater o domínio da injustiça é e permanece a tarefa fundamental do político”, advertiu Bento XVI.

Daqui o Papa prosseguiu, argumentando contra uma visão estritamente positivista do direito. A maior parte dos assuntos podem depender da opinião da maioria, explicou, mas: “é evidente que, nas questões fundamentais do direito em que está em jogo a dignidade do homem e da humanidade, o princípio maioritário não basta”. Aqui, mais uma vez o Papa tocou no assunto do regime nazi, elogiando todos aqueles que lhe resistiram, não obstante estarem a agir contra a lei da altura: “Com base nesta convicção, os combatentes da resistência agiram contra o regime nazista e contra outros regimes totalitários, prestando assim um serviço ao direito e à humanidade inteira”.

A novidade do Cristianismo

Historicamente, afirma Bento XVI, a fonte da legislação era a religião. Mas longe de pedir o regresso desse período, o Papa elogia a novidade trazida à história pelo Cristianismo, que rompeu com essa visão, apelando antes à harmonia entre a natureza e a razão como fontes do direito, uma ideia que já se debatia nos círculos filosóficos desde o século II antes de Cristo.

Esta novidade, explicou Bento XVI aos deputados alemães, teve consequências históricas cruciais: “Desta ligação pré-cristã entre direito e filosofia parte o caminho que leva, através da Idade Média cristã, ao desenvolvimento jurídico do Iluminismo até à Declaração dos Direitos Humanos e depois à nossa Lei Fundamental alemã, pela qual o nosso povo reconheceu, em 1949, «os direitos invioláveis e inalienáveis do homem como fundamento de toda a comunidade humana, da paz e da justiça no mundo».”

A noção de direito natural não é, portanto, uma mera curiosidade católica, explicou o Papa, mas sim um dos fundamentos da cultura e da civilização europeia. A visão meramente positivista do mundo e da sociedade põem em causa este conceito, com grandes riscos para a sociedade. “Onde a razão positivista se considera como a única cultura suficiente, relegando todas as outras realidades culturais para o estado de subculturas, aquela diminui o homem, antes, ameaça a sua humanidade. Digo isto pensando precisamente na Europa, onde vastos ambientes procuram reconhecer apenas o positivismo como cultura comum e como fundamento comum para a formação do direito, enquanto todas as outras convicções e os outros valores da nossa cultura são reduzidos ao estado de uma subcultura”.

Ecologia humana

Um reflexo desta ameaça encontra-se na ecologia, explica o Papa. “Diria que o aparecimento do movimento ecológico na política alemã (…) foi, e continua a ser, um grito que anela por ar fresco, um grito que não se pode ignorar nem acantonar, porque se vislumbra nele muita irracionalidade. Pessoas jovens deram-se conta de que, nas nossas relações com a natureza, há algo que não está bem; que a matéria não é apenas um material para nossa feitura, mas a própria terra traz em si a sua dignidade e devemos seguir as suas indicações”.

A esta ideia, que certamente terá ressoado junto dos deputados, Bento XVI fez seguir a sua estocada final, o apelo à defesa daquilo a que chama, “ecologia humana”.

“Também o homem possui uma natureza, que deve respeitar e não pode manipular como lhe apetece. O homem não é apenas uma liberdade que se cria por si própria. O homem não se cria a si mesmo. Ele é espírito e vontade, mas é também natureza, e a sua vontade é justa quando ele escuta a natureza, respeita-a e quando se aceita a si mesmo por aquilo que é e que não se criou por si mesmo. Assim mesmo, e só assim, é que se realiza a verdadeira liberdade humana”, afirmou.

As palavras de Bento XVI foram escutadas com muita atenção pelos mais de 500 deputados presentes, mas recorde-se que a sala não se encontrava cheia. Cerca de uma centena de deputados anunciaram publicamente que se iriam ausentar da sessão em protesto contra a presença do Papa naquele espaço e as posições morais da Igreja.

Fora do parlamento uma manifestação convocada por uma panóplia de organizações reuniu cerca de 15 mil pessoas, entre os quais activistas homossexuais. O próprio presidente da câmara de Berlim, homossexual assumido, terá lamentado não poder participar na manifestação, precisamente por estar ocupado com a tarefa de receber o Papa na cidade.

Findo o discurso aos deputados alemães Bento XVI encontra-se com a comunidade judaica, ainda dentro do edifício do parlamento.

http://rr.sapo.pt/informacao_detalhe.aspx?fid=95&did=173887

"Everybody Hurts"

O fim da sintonia na frequência dos R.E.M.

Notícia amarga para uma obra plena. Que assim seja. Ficam futuras reedições e uma discografia que é obra

É coisa que não se faz, dizer "chega, acabou" na internet, sem aviso. Compreendia-se se as despedidas fossem as de outros, de alguém que não tivesse marcado as últimas três décadas do rock''n''roll. Mas neste caso, e no mínimo, exigia-se uma digressão de despedida, um "I love you all" respondido em coro por qualquer público, fosse qual fosse a nacionalidade. Os R.E.M. alcançaram o feito de agradar a tudo o que é gosto, dos mais dados às coisas do mainstream aos que nunca comem tudo o que está no prato, porque há gordura a mais ou sal a menos. A banda anunciou ontem o encerramento da actividade no seu site oficial (remhq.com) e nós ficámos a ver a notícia passar.

A parte importante desta história: os porquês. Michael Stipe, voz, atitude e símbolo fotográfico do grupo, pegou numa frase sábia sem dono e disse "o segredo em participar numa festa está em saber quando chega a hora de ir embora". Peter Buck, o herói das guitarras de garagem feito adulto tranquilamente criativo, deixou apenas um "ficamos todos amigos e de certeza que nos vamos encontrar várias vezes". E Mike Mills, baixista e o que mais houvesse para fazer nas canções do grupo, foi o mais objectivo: "Durante a última digressão, e já enquanto fazíamos ''Collapse into Now'' [o álbum editado em Março deste ano], perguntámo-nos ''e agora, o que fazemos agora?''. Percebemos que o nosso ciclo se fechava naturalmente." De resto, os músicos multiplicaram-se em agradecimentos mútuos e outros tantos dedicados aos fãs.

O que podem esperar estes últimos? Para já, aguardam-se inevitáveis edições e reedições, no formato best of, live, b-sides e noutras expressões anglófonas. Mas o mais saudável - e obrigatório, arriscamos dizer - é regressar à obra do grupo, um compêndio pop que recuperou, reinventou e gerou ramificações que ainda hoje lhe devem vassalagem. Os R.E.M. surgiram em Athens, no estado da Georgia, em 1981 (com o brilhante single "Radio Free Europe"), para dizer que dos brainstormings universitários nascia uma nova forma de entender o pós-punk e o hardcore americanos. Que era possível pegar em irritação (conhecida também como rebeldia sem grandes motivos) juvenil e transformá-la em canções para ouvidos grandes. Começaram nos álbuns com "Murmur", em 1983 (e se há obras-primas são coisas como esta), e foram até ao século xxi fazendo do punk oleoso coisa açucarada, viajando entre a electricidade e as paisagens acústicas com a mesma naturalidade e contundência. Fizeram hinos tão melancólicos ("Everybody Hurts") quanto indisciplinados ("It''s the End of the World"), foram do indie-alternativo-mal-temos-dinheiro-para-gravar-isto aos contratos milionários, como o que assinaram com a Warner na altura de "New Adventures in Hi-Fi". E coleccionavam uma legião de ansiosos apaixonados de cada vez que anunciavam um álbum novo ou um regresso às digressões.(...)

por Tiago Pereira,
"i" 22 de Setembro de 2011

«Lembro-me dos patos, dos cisnes, de ser tão feliz, lembro-me de tudo»

Croniquinha

Moro num apartamento que escolhi, comprei, está em meu nome, o único bem no mundo, não contando o automóvel, que está em meu nome, porque nunca quis ter coisas que me pertencessem e, no entanto, não me abandona a impressão de morar num hotel, numa espécie de suite com alguns quartos. Faço cerimónia, não ligo aos móveis, não ligo aos objectos, escrevo aqui como fui escrevendo em tantos outros sítios, em Portugal e no estrangeiro, e não me sinto em casa, dá-me ideia de habitar, por empréstimo, o lugar de um outro que não conheço e que, a qualquer momento, vai entrar e mandar-me embora, falta-me o sentido de propriedade do que quer que seja, onde eu gostava mesmo de viver era num comboio, prestes a viajar, que não partisse nunca. Os comboios sempre me fizeram sonhar. Os comboios? Quase tudo me faz sonhar, que esquisito. Às vezes parece-me que sou uma nuvem com raízes, sempre a partir e a ficar. Não abandono os sítios de que me fui embora, coloquei a alma, escondida, sob cada objecto. Continuo em Veneza com sete anos, em Berlim com quarenta, não saí do lago do Jardim Zoológico, onde passeava, com o meu avô, num barco com pedais. Lembro-me dos patos, dos cisnes, de ser tão feliz, lembro-me de tudo. Não esqueci nada, não vou esquecer nada. Sofrimentos de amor aos doze anos, os primeiros versos, um pardal de pata quebrada que o sapateiro consertou com uma tala de cana. Certos perfumes nos elevadores vazios, as conversas, cheias de palavras desconhecidas, dos adultos, ajudar à missa na igreja gelada, a dor dos outros, que invariavelmente me aflige, o sacristão coxo, de Nelas, a pedalar uma trotineta que não existia. O sorriso raro do meu pai, as duas empregadas da minha avó a beijarem-se. Vidas pequeninas que eu não compreendia. A profunda solidão das pessoas. O meu espanto diante das criaturas amargas. Entendo a tristeza, entendo o desejo de suicídio, não entendo a amargura, o azedume, a avidez. Nem a antipatia, nem a inveja, nem a vaidade. Hoje passei pela igreja de Santo António onde, em criança, entrei tanta vez. Acho que ele me salvou das três doenças difíceis que tive. Com seis anos a minha palma no seu túmulo, em Pádua. Há-de estar lá, bem impressa, a marca destes dedos. Intermináveis discursos diante de quadros e estátuas, que me aborreciam de morte. Entre parênteses também não entendo a morte e, quanto à vida, será que a entendo de facto? Ou à minha adolescência, veemente e confusa? O desejo informulado, a descoberta atónita do sexo. Que mistério, à luz da madrugada, o corpo que se transforma e cresce e, depois, a minha cara no lençol como num sudário. Agora veio-me à cabeça um amigo meu, Frei Bento Domingues. Um dia disse-lhe

- Estás sempre tão alegre

ele respondeu

- O que eu podia eu ser senão alegre?

e não conheço mais nenhuma pessoa em que até os óculos riem, não conheço ninguém com tanta esperança, tanta curiosidade infantil, tanta fé de olhos abertos, tanta tolerância. Raios o partam. Comecei pela casa mas aquela que sinto minha fica longe e já não nos pertence. Não me atrevo a entrar, olho-a de longe, quase a medo, e é tudo. Passo na estrada, penso

- Ali era a casa

corrijo

- Ali é a casa

e fujo. Quase tudo mudou nas redondezas, aliás, quase toda a gente faleceu. O casaco do meu outro avô, cheio de palitos. As duas lareiras da sala. Não era uma casa de ricos, recordo-me de imensas chávenas com a asa quebrada, recordo-me da mesa de pingue-pongue no andar de baixo e dos sons repetidos, cada vez mais rápidos, cada vez mais ténues, da bola ao cair no chão de pedra. Da vinha. Das vindimas. Olha, lá estão as empregadas a beijarem-se de novo e eu, parvo, sem entender. Beijos como no cinema, cochichos ternos. Fugi também, ocultando a minha perplexidade na trepadeira, cheia de insectos e lagartixas.

Afastava-me, com receio dos bichos, até ao muro ao lado da cancela. A estrada deserta, nem uma velha num burro, nem uma pessoa com um atado de lenha à cabeça. Comecei a escutar um barulho de guizos ao longe, um barulho de rodas de carroça, um barulho de vozes. A estrada tornava-se negra, vibrante, cheia de ecos que cresciam, eixos mal oleados, pranchas desconjuntadas, o que se me afigurava um canto. E, então, passaram os ciganos.


António Lobo Antunes, 22/9/2011
http://aeiou.visao.pt/croniquinha

Uma família démodé

30 figuras de topo do Estado avisadas sobre a Madeira




Dois presidentes da República, dois procuradores-gerais da República, três primeiros-ministros, quatro ministros das Finanças, três presidentes da Assembleia da República, dois presidentes do Supremo Tribunal Administrativo, três presidentes do Tribunal Constitucional, três presidente do Supremo Tribunal de Justiça, entidades regionais (líderes dos partidos e deputados incluídos).

Todos foram informados. Mas ninguém reagiu aos sucessivos alertas do Tribunal de Contas. Só a 'troika'.

A lista a que o Tribunal de Contas entregou os pareceres sobre as contas das regiões autónomas é vastíssima. E há ainda publicação no 'Diário da República'. Mas ninguém agiu face aos avisos.

E quem paga a factura é o palerma!!!

Diário de Noticias - 22/09/2011